Leurre de vérité et autres nouvelles
Daeninckx, Didier
Bog
Journalistes, présentateurs, animateurs, acteurs, candidats de jeux télévisés, gens ordinaires tirés de l'anonymat par une caméra indiscrète ou prêts à tout pour être filmés, la télévision a bouleversé leur vie, le petit écran a fait irruption dans leur quotidien.
Play-Back
Daeninckx, Didier
Bog
På lager
romans
Fransk
Policiers - Thrillers
Dans une petite ville sidérurgique de l'Est où les hauts-fourneaux se sont éteints, la misère prend à la gorge au coin de chaque rue. Patrick Farrel, un jeune écrivain désargenté, accepte d'écrire l'autobiographie d'une idole de la chanson, originaire de cette ville. Mais « le nègre » se prend au jeu et mène une véritable enquête sur la chanteuse. Il en apprend alors de belles sur les coulisses du show-biz et les magouilles de son éditeur. Et tout se complique...
Rue des Degrés
Daeninckx, Didier
Bog
La littérature est une arme. Qui la sert prend parfois le risque majeur : celui de perdre la vie. Dans la nouvelle qui ouvre le recueil, « La couleur du noir », la fiction – sous la forme d’un manuscrit – met en jeu une page d’histoire peu connue, l’insurrection malgache de 1947, et dévoile du même coup l’ampleur d’une machinerie meurtrière.
Le passé n’est jamais qu’un présent réactualisé. Qu’il s’agisse d’un policier, d’un douanier ou d’une fleuriste, du dessinateur Angelo Di Marco ou du réalisateur William Wyler, les personnages de ces brefs récits voient un souvenir oublié ressurgir et changer le cours de leur vie.
Milwaukee Blues
Dalembert, Louis-Philippe
Bog
Depuis qu’il a composé le nine one one, le gérant pakistanais de la supérette de Franklin Heights, un quartier au nord de Milwaukee, ne dort plus : ses cauchemars sont habités de visages noirs hurlant « Je ne peux plus respirer ». Jamais il n’aurait dû appeler le numéro d’urgence pour un billet de banque suspect. Mais il est trop tard, et les médias du monde entier ne cessent de lui rappeler la mort effroyable de son client de passage, étouffé par le genou d’un policier.
Le meurtre de George Floyd en mai 2020 a inspiré à Louis-Philippe Dalembert l’écriture de cet ample et bouleversant roman. Mais c’est la vie de son héros, une figure imaginaire prénommée Emmett – comme Emmett Till, un adolescent assassiné par des racistes du Sud en 1955 –, qu’il va mettre en scène, la vie d’un gamin des ghettos noirs que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir.
Son ancienne institutrice et ses amis d’enfance se souviennent d’un bon petit élevé seul par une mère très pieuse, et qui filait droit, tout à sa passion pour le ballon ovale. Plus tard, son coach à l’université où il a obtenu une bourse, de même que sa fiancée de l’époque, sont frappés par le manque d’assurance de ce grand garçon timide, pourtant devenu la star du campus. Tout lui sourit, jusqu’à un accident qui l’immobilise quelques mois… Son coach, qui le traite comme un fils, lui conseille de redoubler, mais Emmett préfère tenter la Draft, la sélection par une franchise professionnelle. L’échec fait alors basculer son destin, et c’est un homme voué à collectionner les petits boulots, toujours harassé, qui des années plus tard reviendra dans sa ville natale, jusqu’au drame sur lequel s’ouvre le roman.
La force de ce livre, c’est de brosser de façon poignante et tendre le portrait d’un homme ordinaire que sa mort terrifiante a sorti du lot. Avec la verve et l’humour qui lui sont coutumiers, l’écrivain nous le rend aimable et familier, tout en affirmant, par la voix de Ma Robinson, l’ex-gardienne de prison devenue pasteure, sa foi dans une humanité meilleure.
• Prix Patrimoines 2021 de la banque privée BPE
• Sélection du prix Goncourt 2021 (2e liste)
• Sélection du prix Goncourt des lycéens 2021
• Sélection du prix Jean Giono 2021 (1ere liste)
• Finaliste du prix Landernau des lecteurs 2021
• Finaliste du prix du roman Fnac 2021
La Préface du nègre
Daoud, Kamel
Bog
Nouvelles
Un athlète algérien qui court le marathon des JO d'Athènes se sent investi des attentes de tout un peuple. Un chauffeur de taxi livre sa détestation d'Alger au long d'une logorrhée hallucinée. Un militaire expose à la Foire internationale un prototype d'avion qu'il a conçu seul ou presque, espérant susciter l'intérête des habitants de la capitale. Un écrivain embauché pour faire le nègre se rebiffe et outrepasse son rôle. Un Arabe imaginaire s'identifie au sauvage, au nègre, à Vendredi, cherchant dans ces figures inventées par d'autres la place censée être la sienne.
Toutes ces voix d'hommes perdus, dépossédés de leurs rêves, se confrontent à une même question : qu'est-ce qu'être algérien aujourd'hui ? Egarés dans le labyrinthe de leurs obsessions, entravés dans leurs tentatives de révolte, les personnages de ces nouvelles donnent à voir l'Algérie contemporaine dans sa violence refoulée et son absurdité.
Le peintre dévorant la femme
Daoud, Kamel
Bog
Invité à passer une nuit dans le musée Picasso à l’automne 2017, alors qu’y était présentée l’exposition Picasso 1932, année érotique, Kamel Daoud en a tiré un récit dans lequel il confronte les représentations que peuvent avoir du corps, du désir, de la nudité, de l’amour, du plaisir ou de la liberté, un artiste et un djihadiste. Il crée ainsi le personnage d’Abdellah, fondamentaliste chargé de détruire les toiles de Picasso parmi lesquelles il déambule, mis au supplice tant elles remettent en cause sa façon de considérer le monde et l’Autre. L’art peut-il guérir un homme de la violence, le conduire à préférer le désir de la vie ici-bas plutôt que de fantasmer la félicité de l’au-delà ?
Meursault, contre-enquête
Daoud, Kamel
Bog
Il est le frère de “l’Arabe” tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du xxe siècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun, qui depuis l’enfance a vécu dans l’ombre et le souvenir de l’absent, ne se résigne pas à laisser celui-ci dans l’anonymat : il redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage trop ensoleillée.
Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration. Soir après soir, dans un bar d’Oran, il rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d’un dieu, son désarroi face à un pays qui l’a déçu. Étranger parmi les siens, il voudrait mourir enfin…
Hommage en forme de contrepoint rendu à L’Étranger d’Albert Camus, Meursault, contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l’identité. En appliquant cette réflexion à l’Algérie contemporaine, Kamel Daoud, connu pour ses articles polémiques, choisit cette fois la littérature pour traduire la complexité des héritages qui conditionnent le présent.
Zabor ou Les psaumes
Daoud, Kamel
Bog
Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.
Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ?
Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la ficion en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire.
"Pourquoi raconte-on des histoires depuis toujours ? Pour contrer le temps ? La peur ? Peupler la nuit par un feu et un récit ? Pour s’amuser ? Il y a dans ce rite immémorial une nécessité, un besoin et pas seulement un désir. Car lorsqu’on raconte ou lorsqu’on écrit, l’histoire a un début et une fin, contrairement au monde et à ses étoiles qui parsèment nos interrogations. L’histoire en est l’alternative, la possible cohérence, notre part : il y a la pierre tombale et la première pierre, la quête et le triomphe. Cette nécessité de la parole, qui plus tard deviendrait livres, m’est apparue très tôt comme une évidence. Les Mille et Une Nuits en résument la formule : une femme raconte pour sauver sa vie. La sienne, seulement. Alors que toute la littérature est là pour sauver la vie des autres, autant que possible, la part humaine.
Sauf que, pour écrire ou raconter, il faut un feu pour fixer le voyageur et une langue qui maîtrise la peur nocturne. L’aventure de la langue n’est pas dans l’extension de sa synonymie vertigineuse mais dans celle de notre puissance, celle du narrateur et de l’auditeur. La langue est une aventure en soi. Possibilité de libération, preuve de liberté : prendre la parole, c’est amoindrir un dieu qui l’accapare. Dans mon pays, elle est dissidence, elle est le lieu des imaginaires désobéissants. Comment raconter le monde entre le récit de la guerre de libération, qui fait passer la mort avant la vie, et le récit des religieux, qui fait passer l’au-delà avant l’ici-bas ? C’est une question qui obsède mon écriture : prouver que le monde existe !
J’ai écrit Zabor pour raconter mes croyances : toute langue est autobiographique. Écrire, c’est se libérer ; lire, c’est rejoindre ou embrasser ; imaginer, c’est assurer sa propre résurrection. Le dictionnaire est une escalade du sens. Mais aussi une impasse : les livres sacrés racontent la chute mais ne disent rien du goût du fruit défendu. La langue est dans l’antécédent du mot : le goût. C’est aussi le but de cette fable, rappeler cette hiérarchie.
L’idée était de sauver la Shéhérazade des Mille et Une Nuits et de reposer la plus ancienne des questions : peut-on sauver le monde par un livre ? Vieille vanité à laquelle le dieu des monothéismes a cédé quatre ou cinq fois."
K. D
https://www.youtube.com/watch?v=bGOpDLVD388
Clèves
Darrieussecq, Marie
Bog
«Solange se demande s’il vaut mieux le faire avec celui-ci ou avec celui-là.»
Être ici est une splendeur
Darrieussecq, Marie
Bog
Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c’est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n’aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant – sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.
Il faut beaucoup aimer les hommes
Darrieussecq, Marie
Bog
«Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L'homme est noir, la femme est blanche. Et alors?»
Love me tender
Debré, Constance
Bog
« Je ne vois pas pourquoi l’amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s’aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en foutre, une fois pour toutes, de l’amour. »
Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l’identité se pose celle de l’autre et de l’amour sous toutes ses formes, de l’amour maternel aux variations amoureuses. Pour être libre, faut-il accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu’à nos propres défaites ? Peut-on renverser le chagrin?
« J’ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l’héritage, de l’obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l’autorité parentale, je suis pour l’abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus jeune âge, je suis pour l’abolition de la filiation, je suis pour l’abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l’état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l’enfance aussi si on peut. »
Play boy
Debré, Constance
Bog
« J'ai même pas osé mettre la langue la première fois que j'ai embrassé une fille. C'était après Laurent. Avant je savais mais c'était théorique. J'ai fait un effort pour la deuxième. Je lui ai roulé une vraie pelle. Ça m'avait flattée comme un mec qu'elle soit mannequin. On progressait. J'avais toujours peur, mais moins. Sauf qu'à chaque fois on en était restées là. Ou plutôt elles en étaient restées là avec moi. Des hétéros qui se posaient vaguement la question et qui avaient calé. Des filles plus jeunes que moi, mais des filles comme moi. »
Et quand viendra la fin du voyage... (La Bicyclette bleue tome 10
Deforges, Régine
Bog
En 1966, le général de Gaulle charge François Tavernier d’une mission secrète: se rendre en Bolivie où Klaus Barbie, le criminel de guerre nazi, a trouvé refuge. Là, il devra obtenir l’extradition du tortionnaire de Jean Moulin; faute de quoi, il l’enlèvera, voire l’éliminera… À peine débarqué, Tavernier est en butte à l’hostilité déclarée des exilés allemands: les attentats contre sa vie se multiplient. Pendant ce temps, Che Guevara, auquel s’est rallié le Français Régis Debray, conduit la guérilla dans le sud-ouest
du pays; Charles, fils adoptif de Léa, ne tarde pas à les rejoindre… Après avoir traversé bien des épreuves, Léa et François se trouvent de nouveau entraînés dans le tourbillon de l’Histoire: cette fois, elle se parera pour eux de funestes couleurs…
La femme qui ne vieillissait pas
Delacourt, Grégoire
Bog
« À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté ; aucun cheveu blanc, aucun cerne ; j’avais trente ans, désespérément. »
Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt. Celle qui prend de l’âge sans s’en soucier, parce qu’elle a d’autres problèmes. Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre. Et il y a Betty. Ce qui est arrivé à Betty est le rêve de toutes les femmes. Et pourtant.
Un conte qui pourfend joliment la dictature de l’apparence. Véronique Cassarin-Grand, L’Obs.
Un roman trouble, fascinant avec quelque chose d’étrange qui touche au fantastique. On a rarement vu un écrivain s’attaquer avec autant de singularité au mystère de la beauté éternelle. Du grand Grégoire Delacourt. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.
Mon père (suivi de : Lucas dit)
Delacourt, Grégoire
Bog
« Au recto.
Un lac d’un bleu d’encre qui donne envie de s’y baigner.
Au verso.
À droite, dans la partie réservée au destinataire, il est juste écrit : Papa, et mon adresse.
À gauche, trois mots, qui semblent chuter : Viens me chercher. »
Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu'un attentait à l'un de mes enfants. Quel père alors je serais. Quelle force, quelle faiblesse. Et tandis que je cherchais la réponse, une autre question a surgi : sommes-nous capables de protéger nos fils ?
G. D.
L’auteur de La Liste de mes envies et d’On ne voyait que le bonheur nous interroge avec force sur notre propre humanité. Un cri de colère, et donc d’amour.
Il y a les livres qu’on dévore, et ceux qui vous dévorent, comme Mon père.
Le Figaro littéraire.
C’est un roman coup de poing, qui prend aux tripes. Un roman qui hurle mais sonde le silence. On ne ressort pas indemne de cette lecture.
L’Express.
Mon père montre remarquablement les limites de la vengeance. Mais aussi celles du pardon.
Lire.
Désordres à Pondichéry
Delamare, Georges
Bog
Pondichéry 1930 : dans le contexte troublé de l'organisation du communisme mondial et des luttes contre le colonialisme, un certain Gourdieu est dépêché pour organiser des soulèvements. Individu plutôt louche qui se révèlera carrément désagréable. Quoiqu'il en soit nous pénétrons à sa suite dans l'univers de vieilles familles d'indigotiers, des fonctionnaires français et des Indiens partagés entre les "pour" et les "contre" pour renverser le pouvoir colonial Anglais.
Le cœur synthétique
Delaume, Chloé
Bog
TILBUD 100 DKK inkl. moms
Adélaïde vient de rompre, après des années de vie commune. Alors qu’elle s’élance sur le marché de l’amour, elle découvre avec effroi qu’avoir quarante-six ans est un puissant facteur de décote à la bourse des sentiments. Obnubilée par l’idée de rencontrer un homme et de l’épouser au plus vite, elle culpabilise de ne pas gérer sa solitude comme une vraie féministe le devrait. Entourée de ses amies elles-mêmes empêtrées dans leur crise existentielle, elle tente d’apprivoiser le célibat, tout en effectuant au mieux son travail dans une grande maison d’édition. En seconde partie de vie, une femme seule fait ce qu’elle peut. Les statistiques tournent dans sa tête et ne parlent pas en sa faveur : « Il y a plus de femmes que d’hommes, et ils meurent en premier. »
À l’heure de #metoo, Chloé Delaume écrit un roman drôle, poignant, et porté par une écriture magnifique.
Il avait plu tout le dimanche
Delerm, Philippe
Bog
« "Revoir Paris." Arrivé à la gare du Nord, monsieur Spitzweg se surprend à siffloter la chanson de Trenet. Ah oui ! finalement, c'est surtout pour ça qu'il est parti. Dans la rumeur de sept heures du matin, une grande bouffée de Paris lui monte au cœur, et c'est plus fort que toutes les vagues de la mer du Nord. Il prend un café sur le zinc, dans les annonces des haut-parleurs : "Le T.G.V. 2525 à destination de Bruxelles partira de la voie 8..." Mais on peut bien parler d'ailleurs, Arnold sait désormais qu'il est ici. Cette désinvolture du serveur, l'odeur des journaux frais, un je-ne-sais-quoi de parisien dans l'arôme du café... Monsieur Spitzweg reprend sa valise et hume les couloirs du métro comme un jardin d'essences rares. Les carreaux de faïence, la couleur des affiches, tout lui plaît. Dans le wagon qui le ramène à Guy-Môquet, il y a un Noir avec un gros vélo rouillé auquel il manque une pédale. »
L'envol
Delerm, Philippe
Bog
M. Delmas est un homme invisible. Rien ne le différencie des autres. Mais sa banalité, justement, lui pèse.
Dans ce texte bref, suivi d’une interview exclusive de Philippe Delerm, le spécialiste incontesté des plaisirs minuscules et indispensables ouvre les yeux du lecteur sur les mondes parallèles nés de l’imagination. Il donne ici aux élèves une leçon de bonheur, de liberté, d’évasion. et les prépare à l’écriture d’invention.
L'extase du selfie - et autres gestes qui nous disent
Delerm, Philippe
Bog
Et vous, quel geste vous trahit ?
Il y a les gestes qui disent l’embarras, d’autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d’exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :
le selfie, geste roi de nos vies modernes ;
Le « vapotage », qui relègue l’art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ;
les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ;
Cette façon qu’on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ;
un verre qu’on tient à la main sans le boire…
À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : « Mais oui, bien sûr, c’est exactement cela ! » Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.
Inventeur d’un genre dont il est l’unique représentant, l’« instantané littéraire », Philippe Delerm s’inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère.
Il est l’auteur de nombreux livres à succès, dont "La Première Gorgée de bière", "Je vais passer pour un vieux con" ou "Sundborn ou les Jours de lumière "(prix des libraires, 1997).
Sundborn ou les jours de lumière
Delerm, Philippe
Bog
Grez-sur-Loing, 1884. Autour de Carl Larsson vit une petite communauté de peintres scandinaves venus tester la lumière tant vantée par ceux que l'on nomme, encore par dérision, les «impressionnistes». August Strindberg est là avec sa famille, Soren Kroyer les rejoint bientôt. Pour Ulrik Tercier, ils représentent la joie de vivre, la passion. Aussi, quand le groupe se délite, décide-t-il de partir pour Skagen, au Danemark, avec Soren Kroyer. Il est dès lors partagé entre différents lieux - Skagen, Grez et Sundborn, en Suède - qui incarnent autant de conceptions de l'art et de la vie.
Sundborn ou Les jours de lumière, qui met en scène des personnages réels et romanesques, décrit par petites touches, légères et sensibles, les heurts, les cassures, les instants parfaits qui font une vie. Évocation de l'impossible conciliation entre l'absolu de l'art et les nécessaires compromissions de l'existence, ce roman empreint de nostalgie est également une célébration de la joie de vivre, et de peindre.
Paris l'instant
Delerm, Philippe & Martine
Bog
« Il y avait quelque chose dans l’air, ce matin-là. Ça ne s’explique pas. Ça vient deux fois par an, peut-être, au début du printemps souvent, et quelquefois à la fin de l’automne. Le ciel d’avril était léger, un peu laiteux, rien d’extraordinaire. Les marronniers ne déployaient qu’avec parcimonie leurs premières feuilles sucrées. Mais elle l’avait senti dès les premiers pas sur le trottoir, avant même d’enfourcher sa bicyclette. Une allégresse. Pas le jaillissement de la joie, pas le battement de cœur toujours un peu anxieux du bonheur. »
Ph. D.
Philippe Delerm, dont on connaît le talent pour esquisser les souvenirs d’enfance, les plaisirs minuscules et les instantanés, capte ici l’âme de Paris. Plus de quatre-vingts clichés de Martine Delerm accompagnent ses textes, offrant un regard croisé et complice de l’artiste et de l’écrivain.
Assassins !
Delfino, Jean-Paul
Bog
En 1898, la publication de « J'accuse... ! » plonge la France dans un climat délétère où l'antisémitisme s'affiche fièrement. Au cœur de l'affaire, Émile Zola, conspué par les ligues d'extrême droite, est identifié comme l'homme à abattre. Aussi, lorsqu'en 1902 l’écrivain succombe à une intoxication au gaz méphitique, la piste du meurtre ne peut être écartée. Reste à savoir qui avait tout intérêt à le faire taire.
Assassins ! retrace la vie du gamin d'Aix-en-Provence devenu un mythe littéraire. À l'heure de mourir, que valent les honneurs face au poème dédié à un premier amour ? Que pèse le succès face aux caresses d'une lingère ? Au cours de ses derniers instants, de cette nuit à bout de souffle, les souvenirs se bousculent et les suspects s'invitent dans les dernières pensées du condamné.
Un épatant récit qui mêle histoire littéraire, politique et énigme policière.
Le Parisien.
Un remarquable roman taillé comme un doc historique.
Le Figaro.
Efficace et passionnant.
Le Point
Djibouti
Deram, Pierre
Bog
«Et voyant son petit corps blessé au fond d'une rue d'Afrique, perdu dans les ténèbres de la nuit, perdu au fond de cette ville, au fond de ce désert, au milieu d'un peuple qu'il ne connaissait pas, si loin de tout – quelle heure était-il en Europe? –, il avait soudainement penséqu'il devrait quitter ce pays un jour, oui, le quitter pour toujours ; et qu'emportant un peu de poussière au bout de ses rangers, le souvenir d'une putain ou le ferment d'une infection, le soir au fond de sa couette, allongé près du chauffage, il regretterait le temps de cette jeunesse folle dépensée en pure perte dans les rues sombres de Djibouti.»
Un premier roman magistral au cœur des ténèbres.
Ce qui est arrivé aux Kempinski
Desarthe, Agnès
Bog
Mon âme, que vaut-elle ? Mon âme est une liste de courses, une déclaration d’impôts. Elle est corrompue par la fatigue de jours sans héroïsme. Qui parle ainsi ? Une femme à qui le diable a proposé un pacte. Mais le diable ferait bien de se méfier : dans le monde d’Agnès Desarthe, qui perd gagne, l’oubli est source de mémoire, les enfants engendrent leurs parents et le châtiment précède la faute.
« Ces quatorze nouvelles cachent un merveilleux trésor. À chaque fois, on croit savoir, enfin comprendre où Agnès Desarthe va nous mener. Eh bien non, on s’est trompé. »
Colombe Schneck, « L’attrape-livres », France Inter
Le principe de Frédelle
Desarthe, Agnès
Bog
Frédelle a perdu son mari et vit seule dans une maison vide. Elle veut sortir de son engourdissement. Psychologue, elle se passionne pour un jeune surdoué prénommé Irwin. Sa singularité la touche et à son contact, elle s’éveille lentement au monde : elle a une aventure avec son banquier, ouvre les yeux sur un père dont elle devrait peut-être se méfier… Belle âme à la dérive, Frédelle a un principe : tenir bon !
Mangez-Moi
Desarthe, Agnès
Bog
TILBUD 50 DKK inkl. moms
Ouvrir un restaurant? Quelle idée saugrenue. C’est pourtant celle qui vient à l’esprit de Myriam, et qu’elle s’empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent. Ils ne cesseront plus, conduisant inexorablement la jeune femme à la catastrophe.À moins que le hasard – ou le destin – ne s’en mêle.
Qui est Myriam? Une collectionneuse de contradictions. Un oxymore ambulant. Mère indigne, épouse infidèle, c’est une âme errante qui n’aspire qu’à la stabilité, une téméraire qui déteste qu’on la surprenne. Son problème, c’est le temps. Time is out of joint (Shakespeare). Comment faire pour que l’avant et l’après coïncident à nouveau? Que le passé cesse d’être douloureux et que l’avenir s’éclaire?
Aussi ce livre dont le titre évoque l’Alice de Lewis Carroll est-il un roman d’aventures spirituelles, en même temps qu’une chronique d’un genre très particulier. Car on se bouscule dans le restaurant de Myriam. Fleuriste amoureux, jeunes filles philosophes, enfants du quartier, et jusqu’à ce cultivateur dont la science des plantes semble infinie, tous participent de la même comédie humaine, lumineuse, mystérieuse : le monde d’Agnès Desarthe. Un monde où le rêve et le réel s’entrelacent, où les disparus reviennent, où le désir voyage.
Je voudrais que la nuit me prenne
Desesquelles, Isabelle
Bog
« Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent “Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l’amour enchanté”, ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n’est plus vrai, où la main d’un père ou d’une mère ne se posera plus sur le front d’un enfant que l’on n’est plus depuis longtemps. Et si cela
arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. »
Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n’a pas la voix d’une petite fille et ses mots sont ceux d’un mystère cruel. Que s’est-il passé pour que l’innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l’univers de l’enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
Et la redoutable force du souvenir.