Dans le jardin de l'ogre
Slimani, Leïla
Bog
«Une semaine qu'elle tient. Une semaine qu'elle n'a pas cédé. Mais cette nuit, elle en a rêvé et n'a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s'est introduit en elle comme un souffle d'air chaud. Adèle ne peut plus penser qu'à ça.»
Adèle semble heureuse avec Richard, le médecin qu'elle a épousé. Pourtant, elle ne peut s'empêcher de collectionner les conquêtes. Dans le jardin de l'ogre est l'histoire d'un corps esclave de ses pulsions que rien ne rassasie. Un roman féroce et viscéral sur l'addiction sexuelle et ses implacables conséquences.
J'emporterai le feu
Nyhed
Slimani, Leïla
Bog
"Le pays des autres - 3"
"Mehdi se sécha, enfila un tee-shirt propre et un pantalon de toile, et il chercha au fond de sa sacoche le livre qu'il avait acheté pour sa fille. Il poserait sa main sur son épaule, il lui sourirait et lui ordonnerait de ne jamais se retourner. “Mia, va-t'en et ne rentre pas. Ces histoires de racines, ce n'est rien d'autre qu'une manière de te clouer au sol, alors peu importent le passé, la maison, les objets, les souvenirs. Allume un grand incendie et emporte le feu.”" Enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia et Inès sont nées dans les années 1980. Comme leur grand-mère Mathilde, leur mère Aïcha ou leur tante Selma, elles cherchent à être libres chacune à sa façon, dans l'exil ou dans la solitude. Il leur faudra se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme parfois. Leïla Slimani achève ici de façon splendide la trilogie du Pays des autres, fresque familiale emportée par une poésie vigoureuse et un souffle d'une grande puissance.
432 pages
Le parfum des fleurs la nuit
Slimani, Leïla
Bog
« Écrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle. »
Comme un écrivain qui pense que « toute audace véritable vient de l’intérieur », Leïla Slimani préfère la solitude à la distraction. Pourquoi alors accepter cette proposition d’une nuit blanche à la Pointe de la Douane, à Venise, dans les collections d’art de la Fondation Pinault, qui ne lui parlent guère ? Autour de cette « impossibilité » d’un livre, avec un art subtil de digresser dans la nuit vénitienne, Leïla Slimani nous parle d’elle, de l’enfermement, du mouvement, du voyage, de l’intimité, de l’identité, de l’entre-deux, entre Orient et Occident, où elle navigue et chaloupe, comme Venise à la Pointe de la Douane.
Le pays des autres
Slimani, Leïla
Bog
« “Ici, c’est comme ça.”
Cette phrase, elle l’entendrait souvent. À cet instant précis, elle comprit qu’elle était une étrangère, une femme, une épouse, un être à la merci des autres. »
En 1944, Mathilde tombe amoureuse d’Amine, un Marocain venu combattre dans l’armée française. Rêvant de quitter son Alsace natale, la jeune femme s’installe avec lui à Meknès pour y fonder une famille. Mais les désillusions s’accumulent : le manque d’argent, le racisme et les humiliations fragilisent leur couple. Dans ce pays ambivalent, qui réclame une indépendance que les hommes refusent pourtant aux femmes, Mathilde réussira-t-elle à poursuivre sa quête de liberté sans heurter ceux qu’elle aime ?
La grève des bàttu
Sow Fall, Aminata
Bog
Kéba-Dabo avait pour tâche, en son ministère, de "procéder aux désencombrements humains", soit : éloigner les mendiants de la Ville en ces temps où le tourisme, qui prenait son essor, aurait pu s'en trouver dérangé. Et son chef, Mour-Ndiaye, a encore insisté: cette fois, il n'en veut plus un seul dans les rues; et ainsi fut fait.Mais les mendiants sont humains, et le jour où, écrasés par les humiliations, ils décident de se mettre en grève, de ne plus mendier, c'est toute la vie sociale du pays qui s'en trouve bouleversée. À qui adresser ses prières? À qui faire ces dons qui doivent amener la réussite?Avec humour, avec gravité aussi, Aminata Sow Fall dénonce dans ce roman les travers des puissants et donne un visage aux éternels humbles, du Sénégal ou d'ailleurs.
Patronyme
Nyhed
Springora, Vanessa
Bog
Attendue sur le plateau de La Grande Librairie pour parler de son livre, Le Consentement, l’autrice est appelée par la police pour venir reconnaître le corps sans vie de son père, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans. Dans l’appartement de banlieue parisienne où il vivait, et qui fut jadis celui de ses grands-parents, elle est confrontée à la matérialisation de la folie de cet homme toxique, mythomane et misanthrope, devenu pour elle un étranger. Tandis qu’elle s’interroge, tout en vidant les lieux, sur sa personnalité énigmatique, elle tombe avec effroi sur deux photos de jeunesse de son grand-père paternel, portant les insignes nazis. La version familiale d’un citoyen tchèque enrôlé de force dans l’armée allemande après l’invasion de son pays par le Reich, puis déserteur caché en France par celle qui allait devenir sa femme, et travaillant pour les Américains à la Libération avant de devenir « réfugié privilégié » en tant que dissident du régime communiste, serait-elle mensongère ?
C’est le début d’une traque obsessionnelle pour comprendre qui était ce grand-père dont elle porte le nom d’emprunt, quelle était sa véritable identité, et de quelle manière il a pu, ou non, « consentir », voire collaborer activement, à la barbarie. Au fil de recherches qui s’étendront sur deux années, s’appuyant sur les documents familiaux et les archives tchèques, allemandes et françaises, elle part en quête de témoins, qu’elle retrouvera en Moravie, pour recomposer le puzzle d’un itinéraire plausible, auquel il manquera toujours des pièces. Comment en serait-il autrement dans une Tchécoslovaquie qui a changé cinq fois de frontières, de nationalité, de régime, prise en tenaille entre les deux totalitarismes du XXème siècle ? À travers le parcours accidenté d’un jeune homme pris dans la tourmente de l’Histoire, c’est toute la tragédie du XXème siècle qui ressurgit, au moment où la guerre qui fait rage sur notre continent ravive à la fois la mémoire du passé et la crainte d’un avenir de sauvagerie.
Dans ce texte kaléidoscopique, alternant fiction et analyse, récit de voyage, légendes familiales, versions alternatives et compagnonnage avec Kafka, Gombrowicz, Zweig et Kundera, Vanessa Springora questionne le roman de ses origines, les péripéties de son nom de famille et la mythologie des figures masculines de son enfance, dans une tentative d’élucidation de leurs destins contrariés. Éclairant l’existence de son père, et la sienne, à l’aune de ses découvertes, elle livre une réflexion sur le caractère implacable de la généalogie et la puissance dévastatrice du non-dit.
368 pages
Le Rouge et le Noir
Stendhal
Bog
«Après trente ans de travail acharné, Stendhal est digne d'improviser ; il sait peindre d'un premier trait, d'un seul trait. Il a lentement créé cet instrument de prose rapide, qui est lui-même : son style le plus parfait est devenu sa voix naturelle. L'originalité n'est plus un but qu'il se propose : elle est en lui...
La revanche imaginaire, ce rêve de compensation qui succède à la douleur de l'échec et en marque la convalescence, est un des excitants les plus forts de l'imagination créatrice. C'est sous cet aspect de revanche imaginaire qu'il faut voir la transposition de Stendhal en Julien, la beauté de Julien, sa minceur. Les souvenirs directs gardent leur accent secret et déchirant parce qu'ils sont placés parmi les enthousiasmes de la revanche imaginaires.»
Jean Prévost
Cette édition "Folioplus classiques" propose le texte intégral, enrichi d’une lecture d’image, écho pictural de l’œuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :
• MOUVEMENT LITTÉRAIRE : Un romancier réaliste héritier du XVIIIe siècle
• GENRE ET REGISTRE : Une chronique, vraiment?
• L’ÉCRIVAIN À SA TABLE DE TRAVAIL : Lire et écrire
• GROUPEMENT DE TEXTES : La légende napoléonienne
• CHRONOLOGIE : Stendhal et son temps
• FICHE : Des pistes pour rendre compte de sa lecture
Celui qui est digne d'être aimé
Taïa, Abdellah
Bog
På lager
Francophonie
romans
Fransk
Ahmed a 40 ans, du vide dans son existence et des regrets dans le cœur. Marocain vivant à Paris, perdu entre deux pays, il est sans repère fixe ni amour sûr. Il écrit. À sa mère, morte cinq ans auparavant, pour régler ses comptes, crier sa colère et son homosexualité. À Emmanuel, l’homme qu’il a aimé pour le meilleur et pour le pire. Ahmed écrit pour comprendre, se libérer. Guérir ou s’arrêter ici…
Né à Rabat en 1973, Abdellah Taïa est l’auteur de romans traduits dans plusieurs langues.
« Poignant et implacable. »
Le Monde des livres
Infidèles
Taïa, Abdellah
Bog
Slima est prostituée. Son fils, Jallal, lui ramène des clients, des soldats de la base militaire de Salé au Maroc. Dans cette nuit sans fin qu'est leur existence règne une déesse venue d'Amérique. Blonde, du « feu sur sa tête », elle s'appelle Marilyn Monroe… S'inspirant de son mystère, Jallal et Slima, séparés par l'hypocrisie des hommes, vont s'inventer un destin dans une foi inédite en l'Islam.
« Un style incantatoire mêlé de poésie et de souffle. »
Le Figaro littéraire
L'armée du salut
Taïa, Abdellah
Bog
Dans une petite maison près de Rabat, Abdellah vit avec ses parents et ses huit frères et sœurs. Adolescent, il découvre la sensualité avec son frère aîné. Quand celui-ci tombe amoureux d’une femme, il se sent abandonné. Parti pour la Suisse, ce n’est pas la liberté tant espérée qu’il découvre, mais l’exclusion et les déceptions amoureuses…
« Le roman d’Abdellah Taïa, joue sur la sobriété, sur une manière de parler de sujets délicats, voire scandaleux, tabous. »
Le Monde
La vie lente
Taïa, Abdellah
Bog
Dans la France d'après les attentats de 2015, Mounir, Parisien homosexuel d'origine marocaine, vit dans une situation précaire. Il vient d'emménager rue de Turenne. Madame Marty, une vieille dame de 80 ans, survit difficilement au-dessus de chez lui dans un minuscule studio.
L'amitié entre ces deux exclus s'intensifie jusqu'au jour où elle vire au cauchemar. Excédée, madame Marty appelle la police pour arrêter Mounir.
Le bastion des larmes
Nyhed
Taïa, Abdellah
Bog
À la mort de sa mère, Youssef, un professeur marocain exilé en France depuis un quart de siècle, revient à Salé, sa ville natale, à la demande de ses sœurs, pour liquider l'héritage familial. En lui, c'est tout un passé qui ressurgit, où se mêlent inextricablement souffrances et bonheur de vivre.
À travers lui, les voix du passé résonnent et l'interpellent, dont celle de Najib, son ami et amant de jeunesse au destin tragique, happé par le trafic de drogue et la corruption d'un colonel de l'armée du roi Hassan II. À mesure que Youssef s'enfonce dans les ruelles de la ville actuelle, un monde perdu reprend forme, guetté par la misère et la violence, où la différence, sexuelle, sociale, se paie au prix fort. Frontière ultime de ce roman splendide, le Bastion des Larmes, nom donné aux remparts de la vieille ville, à l'ombre desquels Youssef a jadis fait une promesse à Najib. " Notre passé... notre grande fiction ", médite Youssef, tandis qu'il s'apprête à entrer pleinement dans son héritage, celui d'une enfance terrible, d'un amour absolu, aussi, pour ses sœurs magnifiques et sa mère disparue.
Prix Décembre 2024
Prix de la langue française 2024
Le jour du Roi
Taïa, Abdellah
Bog
På lager
Francophonie
romans
Fransk
À la vie, à la mort. Khalid et Omar, deux enfants de Salé, sont les deux moitiés d’un même fruit. Pourtant, tout les oppose. Khalid le riche, Omar le pauvre. Lorsqu’on a l’âge de courir dans les dunes jusqu’à en perdre la tête, l’argent et les différences sociales n’existent pas. Cette fragile insouciance ne résistera pas à la visite du roi Hassan II.
« Le lyrisme dépouillé d’Abdellah Taïa épouse parfaitement le tragique de la situation. »
Le Nouvel Observateur
Le rouge du tarbouche
Taïa, Abdellah
Bog
Abdellah le pressent : aucune chance, aucun avenir à Salé. Étudiant en lettres, il choisit de s’exiler à Paris. Loin de sa famille, loin de croyances d’un autre temps, il se sent enfin libre et prêt à assumer son homosexualité. Mais que vaut la liberté en regard de la solitude, des problèmes d’argent et des peines de cœur ? Depuis son studio à Barbès, Abdellah se prend à rêver de son Maroc.
« Abdellah Taïa, ancien enfant aux pieds nus des faubourgs miséreux de Salé, est devenu l’un des grands espoirs de la littérature francophone d’aujourd’hui. »
Le Nouvel Observateur
Mon Maroc
Taïa, Abdellah
Bog
På lager
Francophonie
romans
Fransk
Publié en 2000 par les Éditions Séguier, « Mon Maroc » est le premier livre d’Abdellah Taïa. Des textes, des fragments et des souvenirs autour de son pays d’origine, de sa famille très nombreuse, pauvre, qu’il rédige dès son arrivée à Paris, en 1998, pour poursuivre ses études littéraires à la Sorbonne. Écrire ce passé avant que les années d’immigration en France ne le déforme. Écrire le premier monde, ses joies et ses désillusions. Mieux se connaître. Mieux résister.
Une mélancolie arabe
Taïa, Abdellah
Bog
Depuis le viol collectif auquel il a échappé en ce jour d’août, Abdellah, le garçon efféminé de Salé, court vers sa vie rêvée. Il court et tombe parfois, il meurt même. Puis renaît, se relève et repart vers d’autres lieux, d’autres amours. Salé, Marrakech, Paris, Le Caire : autant de cieux sous lesquels le corps de ce Marocain goûte, éprouve et chante sa mélancolie.
Abdellah Taïa est né au Maroc et vit à Paris
Un pays pour mourir
Taïa, Abdellah
Bog
Paris, été 2010. Zahira, une prostituée marocaine en fin de carrière, est une femme généreuse malgré les humiliations et la misère. Son ami Aziz, sur le point de changer de sexe, est dans le doute. Motjaba, un révolutionnaire iranien homosexuel qui a fui son pays, loge chez elle durant le mois du ramadan. Jusqu’au jour où Allal, son premier amour venu à Paris pour la retrouver, frappe à sa porte.
Né au Maroc, Adbellah Taïa vit à Paris
Vivre à ta lumière
Nyhed
Taïa, Abdellah
Bog
« Écrit dans une langue française magnifique, mêlée d’arabe et de sonorités marocaines, c’est un très beau livre d’amour sur sa mère. »
Leïla Slimani
Seconde moitié du XXe siècle, dans la campagne marocaine. Malika élabore des stratégies pour échapper aux injustices de l’Histoire. Elle voit son premier mari, envoyé par les Français, combattre en Indochine. Pour protéger sa fille, elle tente de l’empêcher de devenir bonne dans la villa de Monique. La veille du décès du roi Hassan II, en 1999, un jeune voleur homosexuel, Jaâfar, pénètre chez elle pour la tuer. Ces trois événements ont bouleversé la vie de cette Marocaine. Malika, c’est la mère d’Abdellah Taïa : M’Barka Allali Taïa (1930-2010). Cette femme a tout tenté pour survivre. Et se faire une petite place. Ce livre lui est dédié.
En 2024, Abdellah Taïa a remporté le Prix de la langue française pour l’ensemble de son œuvre.
Avec les fées
Tesson, Sylvain
Bog
L’été venait de commencer quand je partis chercher les fées sur la côte atlantique. Je ne crois pas à leur existence. Aucune fille-libellule ne volette en tutu au-dessus des fontaines. C’est dommage : les yeux de l’homme moderne ne captent plus de fantasmagories. Au XIIe siècle, le moindre pâtre cheminait au milieu des fantômes. On vivait dans les visions. Un Belge pâle (et très oublié), Maeterlinck, avait dit : « C’est bien curieux les hommes… Depuis la mort des fées, ils n’y voient plus du tout et ne s’en doutent point. »
Le mot fée signifie autre chose. C’est une qualité du réel révélée par une disposition du regard. Il y a une façon d’attraper le monde et d’y déceler le miracle de l’immémorial et de la perfection. Le reflet revenu du soleil sur la mer, le froissement du vent dans les feuilles d’un hêtre, le sang sur la neige et la rosée perlant sur une fourrure de mustélidé : là sont les fées.
Elles apparaissent parce qu’on regarde la nature avec déférence. Soudain, un signal. La beauté d’une forme éclate. Je donne le nom de fée à ce jaillissement.
Les promontoires de la Galice, de la Bretagne, de la Cornouailles, du pays de Galles, de l’île de Man, de l’Irlande et de l’Écosse dessinaient un arc. Par voie de mer j’allais relier les miettes de ce déchiquètement. En équilibre sur cette courbe, on était certain de capter le surgissement du merveilleux.
Puisque la nuit était tombée sur ce monde de machines et de banquiers, je me donnais trois mois pour essayer d’y voir. Je partais. Avec les fées.
La panthère des neiges
Tesson, Sylvain
Bog
« — Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.
— Qui est-ce ?
— La panthère des neiges. Une ombre magique !
— Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.
— C'est ce qu'elle fait croire. »
Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l’art de l’affût dans l’hiver et le silence. L’espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ?
Le téléphérique et autres nouvelles
Tesson, Sylvain
Bog
Nouvelles
«Au fil des ans, les deux frères durcis par l’altitude avaient commencé à redouter l’approche du 24 décembre. Fêter la naissance du stoïcien crucifié par une bombance heurtait leur protestantisme. Et ces airs ravis des convives qui vous plantaient des couteaux dans le dos sitôt la porte fermée…
Ce soir, ils aspiraient à l’air sec, au vin clair, à la nuit pure. Ils allaient vivre un réveillon digne de Zarathoustra, sur la corde raide, pendus au câble d’acier.
La cabine du téléphérique serait le lumignon de leur rêve, accroché au plafond de la nuit.»
Des quatre coins du globe, les héros agités de ces nouvelles invitent à des voyages lointains ou intérieurs.
L'éternel retour
Tesson, Sylvain
Bog
En Sibérie, dans le Dorset anglais ou au cœur des montagnes de Géorgie, les lois du destin et les forces de la nature sont plus puissantes que les désirs et les espérances : les héros de ces nouvelles ne devraient jamais l’oublier.
Cinq nouvelles, cinq gifles étourdissantes et toniques, cinq invitations à méditer sur l’homme et la nature.
Sur les chemins noirs
Tesson, Sylvain
Bog
På lager
romans
Biographies - Essais
Fransk
«Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.
La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs.
Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.»
Sylvain Tesson.
Commentaire GM :
Pour moi qui aime marcher et qui aime la nature : un trésor ce livre !
Et aussi, un livre qui pourrait donner des idées de vacances actives, belles et tranquilles 😊
Et voici la présentation qui en a été faite à "La grande librairie" : https://www.youtube.com/watch?v=oJ-SJ2JUx6Q
Une vie à coucher dehors
Tesson, Sylvain
Bog
Lucides et féroces, ces quinze nouvelles éclairent les maux de nos sociétés contemporaines : l’urgence climatique, l’obsession pour la consommation ou la tyrannie de la technique qui sévissent sur tous les continents. Nous avions cru dominer la nature ? Sylvain Tesson nous rappelle, avec humour, sa toute-puissance et nous invite à repenser notre rapport au vivant.
À RETENIR
• Repères chronologiques ; Vie de Sylvain Tesson ; 3 questions à Sylvain Tesson ; La structure de l’œuvre ; Les thèmes clés du recueil ; Répertoire de citations
DOSSIER
1- Histoire littéraire : Des nouvelles en prise avec leur époque
2- Présentation d’Une vie à coucher dehors
3- Les mots importants d’Une vie à coucher dehors (progrès ; nature ; fortune)
4- Groupement de textes
- Le tragique avec humour
- L’art de la chute
5- Prolongements artistiques
Vers le Brevet :
Compréhension et compétences d’interprétation, la grammaire ;
exercices d’appropriation
Vers le Bac :
À l’écrit : le commentaire, la contraction de texte et la dissertation ;
à l’oral : les explications linéaires et la grammaire.
PRIX DE LA NOUVELLE DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE 2009
PRIX GONCOURT DE LA NOUVELLE 2009
Gamines
Testud, Syvie
Bog
TILBUD 10 DKK inkl. moms
CORINNE : Qu’est-ce que tu faisais dans la chambre de
maman ?
SIBILLE : J’ai volé une photo. Une toute petite photo.
GEORGETTE : Voleuse ! Voleuse de maman !
CORINNE : Tu lui ressembles tellement.
SIBILLE : Celui qui porte le même nom que nous, c’est pas
une photo ! C’est un homme !
CORINNE : Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?
Sylvie Testud est comédienne. Elle a adapté au théâtre
son roman, Gamines. Elle signe la mise en scène de sa création.
Le Gang des Vieux Schnocks
Thinard, Florence
Bog
På lager
Enfants - Jeunesse
romans
Fransk
Un jeune à capuche a arraché le sac de cette brave Rose-Aimée! Papi Ferraille le sait, il a tout vu. Alors avec Gisèle, une ex-coiffeuse au look improbable, et Victor, le vieux rebelle qui détourne les affiches publicitaires, ils décident de montrer à ce gamin de quel bois ils se chauffent! Jules, 14 ans, n'est pas près d'oublier la leçon que lui prépare le Gang des Vieux Schnocks...
Le mot de l'autrice;«Mon roman s'inspire de véritables personnes âgées que j'ai rencontrées dans le quartier de Toulouse où j'ai longtemps habité. Je suis fascinée par ce que chacun porte d'Histoire et d'histoires, comme un sac à dos invisible rempli d'expériences.»
PRIX DU LIVRE DE LA FOIRE DE BRIVE 2019
Sélection "Prix des collégiens" Gallimard jeunesse
Nouvelles du grand possible
Thiry, Marcel
Bog
På lager
Francophonie
romans
Fransk
TILBUD 10 DKK inkl. moms
À la différence de beaucoup d'autres auteurs fantastiques, Marcel Thiry ne cherche jamais l'effet et ne tente même pas de créer le frisson. Le lecteur est inquiété, dans ces contes aux titres sages comme LA CHAMBRE ou l'admirable CONCERTO POUR ANNE QUEUR, par des moyens subtils, presque insensiblement. Le moindre détail modifié dans un événement quotidien nous fait basculer dans l'univers étrange, impossible ou presque, de la poésie fantastique.
Le mot de « nouvelles » est à prendre ici dans sa double signification de « messages d’information » et de « récits brefs ». Les textes au sommaire de ce recueil témoignent tous d’une insatisfaction devant l’histoire, ses causalités, ses déterminismes. Ils s’ingénient chaque fois à dévoiler la duplicité du réel, à en montrer la face cachée. Apparentées par leur forme au fantastique, à la science-fiction mais aussi au thriller ou à l’enquête policière, les fictions de Thiry sont des machinations: des usines à rêver le Grand Possible de l’écriture.
Marcel Thiry est un des noms les plus importants de la littérature belge contemporaine.
Les maisons vides
Thizy, Laurine
Bog
« Par une nuit aux étoiles claires, Gabrielle court à travers champ. Elle court, je crois, sans penser ni faiblir, court vers la ferme, la chambre, le lit, s’élance minuscule dans un labyrinthe de maïs, poussée par une urgence aiguë, par le besoin soudain de voir, d’être sûre. Gabrielle sait qu’il est trop tard – ses paumes meurtries le lui rappellent – pourtant elle court, de toute la vigueur de ses treize ans. »
Des premières heures balbutiantes à l’adolescence, de la prématurité à l’éclosion d’un corps de gymnaste puis de femme qui attire soudain le regard des hommes, on suit Gabrielle dans le chemin aussi chaotique qu’enivrant de la féminité. Avec une énergie prodigieuse, Gabrielle grandit, s’affranchit, lutte. Contre les chemins tout tracés de son milieu rural, contre ce qu’elle appelle ses « araignées », une toux puissante entravant sa respiration. Au-delà de Gabrielle, à travers sa voix, ce sont les destinées de toutes les femmes du roman, ce chœur des générations sacrifiées ou mal-aimées – l’arrière-grand-mère, la grand-mère, la mère – qui sont au centre des Maisons vides. Avec ce premier roman à part, porté par une écriture où le panache s’allie à la délicatesse, Laurine Thizy s’impose comme une découverte prometteuse.
Née en 1991, Laurine Thizy enseigne les sciences sociales. Les Maisons vides est son premier roman.
Prix du roman Marie-Claire 2022
Prix Régine Deforges du premier roman 2022
Prix du Livre pyrénéen-Littérature 2022
Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs: l’enfance dans sa cage d’or à Saigon, l’arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d’un bateau au large du golfe de Siam, l’internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, ru dit le vide et le trop-plein, l’égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d’un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d’argent, Kim Thúy restitue le Vietnam d’hier et d’aujourd’hui avec la maîtrise d’un grand écrivain.
Le médianoche amoureux
Tournier, Michel
Bog
C'étaient des statues sculptées, dans le sable, d'une étrange et poignante beauté. Les corps se lovaient dans une faible dépression, ceints d'un lambeau de tissu gris souillé de vase. On songeait à adam et Éve avant que Dieu vînt souffler la vie dans leurs narines de limon. Le rocher de Tombelaine émergeait de la brume. Suspendu comme un mirage saharien au-dessus des nuées, le Mont-Saint-Michel brillait de toutes ses tuiles vermeilles, de tous les vitraux de sa pyramide abbatiale.